Procès Yves Foulon : quatre mois avec sursis requis, délibéré le 20 août
Le tribunal correctionnel de Bordeaux a requis quatre mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d'amende contre le maire d'Arcachon Yves Foulon. Délibéré le 20 août. Aucune inéligibilité demandée.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a tenu audience ce mercredi 1er juillet dans l'affaire qui oppose Yves Foulon, maire LR d'Arcachon, à son opposant écologiste Vital Baude. Le parquet a requis quatre mois d'emprisonnement avec sursis et 10 000 euros d'amende. Aucune peine d'inéligibilité n'a été sollicitée. Le délibéré sera rendu le 20 août.
Foulon comparaissait pour "menace de crime ou délit contre des personnes ou des biens à l'encontre d'un élu public", "injures non publiques" et "violences". Les faits remontent au 15 mars 2026, jour du premier tour des municipales : une séquence filmée micro ouvert par le réalisateur Stéphane Scotto le montrait s'en prendre violemment à Baude devant un bureau de vote. AQUI.media avait analysé cette vidéo dès le 17 mars et suivi la procédure jusqu'à la convocation notifiée le 29 avril.
À la barre, Yves Foulon a reconnu des propos "inacceptables" qu'il "regrette sincèrement", tout en persistant dans la thèse du coup monté et en niant tout contact physique avec son adversaire. Pour la première fois depuis les faits, il a présenté ses excuses directement à Vital Baude, à sa famille et aux Arcachonnais. La procureure n'a pas usé de précautions oratoires : "C'est la plus grave agression sur élu que le parquet de Bordeaux ait eu à déplorer", a-t-elle affirmé, rappelant le "devoir d'exemplarité" qui s'attache à la fonction.
À la sortie de l'audience, Vital Baude a regretté que cette situation "complique le travail d'élu d'opposition dans la ville d'Arcachon". Ni Foulon ni ses avocats n'ont fait de déclaration à la presse.
L'affaire Foulon ne se résume pas à cette seule procédure. En parallèle, une plainte pour "faux et usage de faux" et "prise illégale d'intérêts" autour de la démolition de la Villa Salesse, déposée par l'association AC! Anti-Corruption, est en cours d'analyse au parquet de Bordeaux.
La décision tombe fin août, à trois semaines de la rentrée politique locale. AQUI.media publiera prochainement un compte rendu détaillé des débats : les échanges à l'audience, les arguments de la défense et la position de la partie civile.
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Par Jacques FROISSANT
Directeur de la publication
Bordelais, œnologue, tout allait bien… jusqu’à ce que je dérape dans l’entrepreneuriat RH pour les startups. 😉 Auteur et chroniqueur (L’Express, FrenchWeb, France 3 NOA...), je suis aujourd’hui cofondateur et rédacteur en chef d’AQUI.Media
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