Kinoak (ex-Quinoak) lève 1,25 M€ et ouvre une usine à Damazan : le bio accélère en Lot-et-Garonne
Kinoak lève 1,25 M€, ouvre un site industriel à Damazan et mise sur le redémarrage du marché bio. Un pari de structuration en Lot-et-Garonne.

Kinoak, ex-Quinoak, groupe agroalimentaire bio basé à Agen, réalise une levée obligataire de 1,25 million d’euros, ouvre un site industriel à Damazan et renforce sa gouvernance. Objectif : changer de dimension et se positionner sur le redémarrage du marché bio en France.
Fondé en 2014 par Thomas Breuzet, ingénieur agronome engagé dans la bio depuis 25 ans, le groupe Kinoak rassemble 85 collaborateurs, 16 M€ de chiffre d'affaires dont 65 % en bio, répartis sur quatre sites artisanaux dans le Sud-Ouest : les laiteries Péchalou à Saint-Cyprien et Baskalia à Espelette, et les fabriques végétales Granabio à Agen et Locadélice à Martignas. C'est ce groupe qui devient officiellement Kinoak.
Levée de fonds : Kinoak mobilise 1,25 M€ pour changer d’échelle
Kinoak réalise une levée de fonds obligataire de 1,25 million d'euros auprès du fonds Bio Filières Durables, géré par ESFIN Gestion, aux côtés de ses partenaires historiques IRDI Capital Investissement et BILBO. Simultanément, un nouveau site industriel ouvre à Damazan, qui accueillera le siège du groupe ainsi qu'un outil de production dédié aux activités végétales, regroupant les équipes de Granabio et Locadélice. Une trajectoire qui fait écho à Léa Nature, dont le modèle d’industrialisation du bio a récemment été analysé par AQUI.
La gouvernance se renforce avec la nomination de Laurent Vondra comme directeur général des opérations et associé.
« Cette nouvelle étape doit permettre au groupe Kinoak de soutenir la croissance de ses marques, de consolider son ancrage territorial et de poursuivre son développement sur les marchés des produits laitiers et végétaux de qualité, avec un engagement toujours renforcé en faveur des produits bio », déclare Thomas Breuzet, président de Kinoak et président du Synabio depuis fin 2025.
Bio en France : Kinoak mise sur le rebond d'une filière fragilisée
Derrière le changement de nom de Quinoak en Kinoak se cache une phase de structuration assumée : une évolution d'identité destinée à simplifier et moderniser la marque du groupe tout en affirmant son ancrage dans le Sud-Ouest. Thomas Breuzet, qui cumule désormais la présidence de Kinoak et celle du Synabio, le syndicat des transformateurs bio, porte une conviction forte sur l'avenir de la filière.
Après deux années de chute du marché bio en France (–4,6 % en 2022 puis autour de –7 % en 2023 selon l’Agence Bio), la filière entre en phase de stabilisation. Les premiers signaux de reprise sont apparus en 2025, mais restent fragiles. Le pari est clair. Investir maintenant, avant le redémarrage complet du marché bio. Reste à savoir si la reprise sera suffisamment rapide pour rentabiliser un outil industriel dimensionné pour la croissance.
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Par La Rédaction
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