En Corrèze, la fonderie Ucelia passe sous pavillon Nexteam
Fournisseur d’Airbus, Safran et Dassault, la fonderie corrézienne Ucelia va passer sous le contrôle du groupe Nexteam. Une reprise industrielle qui en dit long sur la recomposition de la filière aéronautique en région.

C’est une page industrielle qui se tourne en Corrèze. La fonderie Ucelia, ex-Constellium, spécialisée dans les pièces en aluminium pour l’aéronautique, va être cédée au groupe Nexteam. Une opération qui consolide un peu plus la chaîne de valeur aéronautique en Nouvelle-Aquitaine, sur fond de reprise durable des cadences.
Implantée à Ussel, Ucelia fabrique des pièces critiques destinées à Airbus, Safran et Dassault Aviation. Un savoir-faire reconnu dans la fonderie aluminium de précision, hérité de plusieurs décennies d’histoire industrielle. Longtemps intégrée au groupe Constellium, l’entreprise avait été reprise en 2023 par un pool d’investisseurs français avec l’objectif de la stabiliser et de la repositionner sur ses marchés clés.
Deux ans plus tard, la cession à Nexteam marque un changement d’échelle. Le groupe, basé dans le Sud-Ouest, est déjà un acteur majeur des pièces mécaniques et de la chaudronnerie aéronautique. Il emploie plus de 2 000 salariés et travaille étroitement avec les grands donneurs d’ordre du secteur. En intégrant Ucelia, Nexteam complète son offre industrielle avec une brique stratégique : la fonderie, devenue rare en France.
Pour le site corrézien, l’enjeu est clair : sécuriser l’activité et les emplois, tout en s’inscrivant dans une logique de filière. Selon les informations publiées par L’Usine Nouvelle et Le Journal des Entreprises, Nexteam souhaite s’appuyer sur les compétences locales pour accompagner la montée en cadence de l’aéronautique, portée par la reprise du trafic mondial et les carnets de commandes record des avionneurs.
Au-delà du cas Ucelia, l’opération illustre un mouvement plus large : la recomposition industrielle autour de fournisseurs capables d’offrir des solutions intégrées, du brut au produit fini. Pour la Corrèze et plus largement la Nouvelle-Aquitaine, c’est aussi un signal positif. Celui d’une industrie aéronautique qui ne se limite pas aux métropoles, mais continue de faire vivre des territoires industriels souvent discrets, mais essentiels.
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Par Jacques FROISSANT
Directeur de la publication
Bordelais, œnologue, tout allait bien… jusqu’à ce que je dérape dans l’entrepreneuriat RH pour les startups. 😉 Auteur et chroniqueur (L’Express, FrenchWeb, France 3 NOA...), je suis aujourd’hui cofondateur et rédacteur en chef d’AQUI.Media
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