19 sites, 200 recrutements, zéro esbroufe : Gozoki, la success story industrielle que personne ne connaît
Le discret Gozoki, 19 sites de production et un centre d'innovation digne de la Silicon Valley, recrute 200 personnes en Lot-et-Garonne en 2026. Portrait d'une success story industrielle qui réinvente le plat cuisiné frais premium — et prouve que la valeur se crée aussi loin des grandes métropoles.

Un centre d'innovation digne d'une startup de la Silicon Valley, 19 sites de production, une croissance qui ne se dément pas : le discret Gozoki interpelle. Installée à Foulayronnes, aux portes d'Agen, l'entreprise s'est imposée silencieusement mais sûrement comme l'un des acteurs les plus dynamiques du plat cuisiné frais haut de gamme en France. En 2026, elle prévoit d'embaucher 200 personnes. Dans un Lot-et-Garonne qui cherche ses locomotives économiques, l'annonce fait figure d'événement.
Qui est Gozoki, le champion discret du plat cuisiné frais premium en France ?
Fondée il y a un peu plus de 30 ans, Gozoki a construit son modèle sur un pari audacieux : s'imposer dans le rayon traiteur des grandes surfaces avec des plats cuisinés frais premium, dans un marché longtemps dominé par le bas de gamme et les marges sous pression.
Recettes travaillées, ingrédients sélectionnés, montée en gamme assumée : la formule a trouvé son public. Et pas seulement en Nouvelle-Aquitaine. L'entreprise a su capter la vague du "mieux manger sans se compliquer la vie" — une attente de fond, renforcée par les années post-Covid et la généralisation du télétravail, qui a repositionné le repas à domicile au cœur des habitudes alimentaires.
Le secteur des produits alimentaires transformés reste l'un des premiers employeurs industriels de la région, selon les données de l'INSEE. Gozoki y joue désormais un rôle de premier plan.
Pourquoi Gozoki recrute 200 personnes en Lot-et-Garonne en 2026 ?
L'ampleur de l'annonce s'explique par plusieurs dynamiques convergentes. La croissance des volumes, d'abord. Le plat cuisiné de qualité n'est plus une niche : c'est un marché en expansion, porté par des consommateurs qui arbitrent entre praticité et exigence. Pour y répondre, il faut produire plus et donc recruter.
La structuration industrielle, ensuite. Augmenter les cadences, développer de nouvelles références, fiabiliser la chaîne logistique : cela suppose des équipes étoffées. Les profils visés couvrent un spectre large, production, maintenance, contrôle qualité, mais aussi fonctions support et développement commercial.
L'ancrage territorial, enfin. Dans un contexte de tensions persistantes sur le marché du travail industriel, recruter 200 personnes localement relève autant de la stratégie RH que de la conviction. Stabiliser les équipes, transmettre les savoir-faire, réduire le turnover : les entreprises qui investissent dans leur bassin d'emploi en tirent des bénéfices durables.
Emploi industriel en Lot-et-Garonne : ce que l'exemple Gozoki change pour le territoire
Le Lot-et-Garonne peine parfois à exister dans le récit économique régional, éclipsé par la métropole bordelaise ou les dynamiques du littoral. L'annonce de Gozoki rappelle que l'industrie agroalimentaire peut encore se développer loin des grandes agglomérations et y créer des emplois stables, qualifiés, enracinés.
Reste un défi réel : attirer 200 candidats ne va pas de soi. Cela suppose un écosystème qui tient la route offre de formation adaptée, mobilité facilitée, logement accessible, image du territoire travaillée. Les industriels le savent : la marque employeur se construit aujourd'hui avec autant de soin que la marque produit.
Ce que Gozoki propose concrètement à ses futurs collaborateurs
Chez Gozoki, la marque employeur n'est pas un argument de façade. L'entreprise mise sur un package concret et engagé : 13ème mois, prime d'intéressement et de participation, 6ème semaine de congés payés et chèques cadeaux en fin d'année. Mais au-delà de la rémunération, c'est toute une culture d'entreprise qui se dessine.
Chaque nouveau collaborateur bénéficie d'un parrainage personnalisé pour faciliter son intégration. Les opportunités d'évolution interne sont réelles, soutenues par un organisme de formation maison. Et parce que bien travailler ensemble suppose aussi de se retrouver en dehors des lignes de production, Gozoki cultive les moments de convivialité : soirée de fin d'année, barbecue d'été, dégustations de produits, challenges sportifs.
Dans un marché du travail industriel sous tension, ce type d'environnement fait la différence autant pour attirer que pour fidéliser.

Agroalimentaire premium : une tendance de fond qui crée de l'emploi en Nouvelle-Aquitaine
Dans un contexte d'inflation alimentaire et de prudence budgétaire des ménages, voir un acteur premium recruter à cette échelle pourrait surprendre. C'est pourtant cohérent : la montée en gamme est devenue un levier de croissance industrielle à part entière, pas un positionnement de confort réservé aux bonnes périodes.
Si les recrutements se concrétisent, Gozoki s'installera durablement parmi les employeurs structurants du département. Et démontrera, une fois de plus, qu'en agroalimentaire, la valeur se crée autant dans l'assiette que dans le tissu local.
Par Jacques FROISSANT
Directeur de la publication
Bordelais, œnologue, tout allait bien… jusqu’à ce que je dérape dans l’entrepreneuriat RH pour les startups. 😉 Auteur et chroniqueur (L’Express, FrenchWeb, France 3 NOA...), je suis aujourd’hui cofondateur et rédacteur en chef d’AQUI.Media
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