Technique Solaire devient Mexens et vise 4 GW d’ici 2030 dans les énergies renouvelables
Technique Solaire devient Mexens et change d’échelle. Le groupe poitevin, désormais multi-énergies, vise 4 GW de capacités d’ici 2030 après sa diversification dans l’éolien, le biogaz et le stockage.

Le groupe poitevin change de nom, mais surtout de dimension. En devenant Mexens, Technique Solaire acte sa transformation en acteur multi-énergies et affiche des ambitions industrielles à horizon 2030.
Le groupe Technique Solaire a officiellement adopté une nouvelle identité sous le nom Mexens, annoncée le 16 avril 2026. Un changement de nom qui traduit une transformation profonde du modèle, amorcée depuis plusieurs années et accélérée ces derniers mois.
« Mexens n'est pas un changement de façade. C'est l'expression d'un groupe en croissance qui a changé d'échelle et dont le modèle évolue, grâce à l'engagement de ses collaborateurs et à une énergie collective partagée dans les territoires », expliquent les trois cofondateurs Julien Fleury, Lionel Themine et Thomas de Moussac.
Un repositionnement devenu nécessaire. Le nom Technique Solaire ne reflétait plus la réalité d’un groupe désormais actif sur plusieurs technologies énergétiques et présent sur quatre continents.
Solaire, éolien, biogaz, stockage : le groupe a changé de dimension
Créé en 2008 comme installateur de panneaux photovoltaïques, à Poitiers-Biard dans la Vienne, le groupe s'est progressivement diversifié dans le biogaz dès 2014, puis dans le stockage par batterie, et très récemment dans l'éolien terrestre via le rachat des actifs français d'Iberdrola Renouvelables en février 2026. Julien Fleury le reconnaît : cette évolution « s'impose à nous ».
Le groupe produit désormais de l’électricité renouvelable à partir du solaire, de l’éolien, du biogaz et du stockage. Dans ce contexte, conserver le nom Technique Solaire devenait incohérent.
Mexens vise un changement d’échelle industriel
Avec 326 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et 330 collaborateurs, Mexens exploite aujourd'hui 0,9 GW de capacités renouvelables. L'objectif affiché : dépasser 4 GW d'ici 2030, soit multiplier par quatre le parc en moins de cinq ans. « C'est une croissance ambitieuse mais réaliste, puisque nous l'avons déjà assumée par le passé », assure Julien Fleury.
Dans le détail, le solaire reste le socle du modèle. Mais l'éolien vise 300 MW, le stockage 700 MW, et le biogaz doit passer de 4 à 30 unités de production. Sur le plan géographique, le groupe accélère à l'international, notamment en Inde et en Espagne, tout en préparant l'entrée sur un nouveau marché européen. Thomas de Moussac confirme que d'autres acquisitions sont à venir : « Il y aura nécessairement d'autres rachats qu'Iberdrola. »
Pour financer ce déploiement, Mexens s'appuie sur ses levées de fonds de 2023 : 200 millions d'euros auxquels s'étaient ajoutés 224 millions six mois plus tard. L'actionnariat reste majoritairement aux mains des trois cofondateurs, avec Bpifrance et le Crédit Agricole comme partenaires financiers depuis 2017.
Un ancrage territorial qui reste au cœur du modèle
Ancrée dans la Vienne depuis ses origines, l'ETI poitevine incarne une certaine idée de l'énergie renouvelable à la française : indépendante, multi-technologies, et tournée vers les territoires autant que vers l'international. En devenant Mexens, elle se donne les moyens de peser durablement dans un secteur en pleine consolidation, et change clairement de catégorie.
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Par Jacques FROISSANT
Directeur de la publication
Bordelais, œnologue, tout allait bien… jusqu’à ce que je dérape dans l’entrepreneuriat RH pour les startups. 😉 Auteur et chroniqueur (L’Express, FrenchWeb, France 3 NOA...), je suis aujourd’hui cofondateur et rédacteur en chef d’AQUI.Media
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