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Économie

Le groupe CF dépasse les 100 millions d'euros et mise sur l'IA et le conseil pour viser 150 millions en 2030

Le groupe bordelais CF franchit les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et vise 150 millions en 2030. Pour y parvenir, 500 000 euros investis dans un CRM, deux nouvelles directions et un virage assumé vers le conseil et l'IA.

Par César Rosenzweig
Publié il y a 9 juin
2 min de lecture
Le groupe CF dépasse les 100 millions d'euros et mise sur l'IA et le conseil pour viser 150 millions en 2030
l'expertise comptable reste la porte d'entrée, mais elle ne suffit plus

Le groupe bordelais CF, historiquement ancré dans l'expertise comptable, change de dimension. En 2025, la Compagnie Fiduciaire a franchi le cap symbolique des 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, en progression de 6 % sur un an. Objectif affiché pour 2030 : 150 millions. Pour y arriver, le groupe de 1 200 salariés basé quai de Paludate à Bordeaux accélère sa transformation vers le conseil et intègre l'IA au cœur de son organisation.

500 000 euros investis dans un CRM pour mieux connecter les dix pôles du groupe

La stratégie repose sur un constat simple : l'expertise comptable reste la porte d'entrée, mais elle ne suffit plus. Le groupe a investi 500 000 euros dans un nouveau logiciel de relation client pour fluidifier la circulation de l'information entre ses dix pôles : comptabilité, audit, droit, gestion privée, finance corporate, RH, RSE, international et advisory. «Il nous faut être capables de décoder le sentiment d'un chef d'entreprise pour le transformer en besoin», résume Jean-Philippe Romero, PDG du groupe.

Manuel Biota et Aurore Prouzet : deux nouvelles têtes pour accélérer le développement commercial

Pour incarner ce virage, CF a créé en 2025 une direction du développement confiée à Manuel Biota, trente ans d'expérience dans la transformation d'entreprise, passé notamment par Carrefour et Fnac Darty. Aurore Prouzet prend simultanément la direction commerciale, en complément du marketing et de la communication qu'elle pilotait déjà. Dans un secteur bousculé par la facturation électronique et l'IA, Jean-Philippe Romero est direct : «La moitié de nos effectifs ne sont pas des comptables. Ils font du droit, du juridique, du conseil, de l'informatique.» Le message est clair : CF ne veut plus être seulement un cabinet comptable.

Par César Rosenzweig

Auteur

Journaliste stagiaire chez AQUI.Media, je couvre les actualités économiques et les entreprises de Nouvelle-Aquitaine. Diplômé en commerce de l'ESG, je me forme au journalisme à l'EFJ Bordeaux. Mon ambition : devenir journaliste sportif.

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