Le basque Lopitz met la main sur Steelmob et Iron Color, deux savoir-faire industriels béarnais
Le groupe basque Lopitz renforce son ancrage industriel en Nouvelle-Aquitaine en rachetant Steelmob et Iron Color, deux PME béarnaises implantées près de Pau. Une opération de consolidation discrète mais stratégique.

Le groupe basque Lopitz poursuit méthodiquement sa stratégie de croissance externe en Nouvelle-Aquitaine. Dernière opération en date : le rachat de Steelmob et Iron Color, deux PME industrielles implantées à Sauvagnon, près de Pau.
Derrière cette acquisition, un mouvement clair : renforcer une offre industrielle intégrée, de la métallerie fine à la finition, dans un territoire où les savoir-faire restent recherchés mais fragilisés par les transmissions complexes. Steelmob est spécialisée dans la métallerie, la serrurerie et les ouvrages sur mesure, notamment pour l’habitat. Iron Color apporte une compétence clé en traitement de surface, avec des activités de grenaillage, de thermolaquage et de peinture industrielle. Deux briques complémentaires, rarement réunies sous un même toit à cette échelle.
« Cette reprise s’inscrit pleinement dans notre volonté de consolider nos savoir-faire et de renforcer notre présence territoriale », explique Mathieu Pourrillou, dirigeant du groupe.
Pour Lopitz, basé à Mauléon-Licharre en Soule, l’opération ne relève pas du coup opportuniste. Elle s’inscrit dans une trajectoire assumée de consolidation industrielle régionale. Après une précédente acquisition en Gironde fin 2025, le groupe élargit son périmètre géographique vers le Béarn et densifie son portefeuille de compétences. Objectif affiché : proposer à ses clients une chaîne de valeur plus complète, réduire les dépendances à la sous-traitance et gagner en réactivité sur des marchés où les délais et la qualité d’exécution font la différence.
Sur le plan social, les équipes de Steelmob et Iron Color, une petite quinzaine de salariés, sont intégrées au groupe avec le maintien des activités sur le site de Sauvagnon. Un point loin d’être anodin dans un bassin industriel où chaque reprise est scrutée à l’aune des emplois préservés et de la pérennité des ateliers.
Au-delà du cas Lopitz, l’opération illustre un mouvement plus large en Nouvelle-Aquitaine : des groupes industriels régionaux qui grandissent par agrégation de PME locales, plutôt que par délocalisation ou dilution des compétences. Une consolidation discrète, mais stratégique, qui redessine peu à peu la carte industrielle.
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Par Jacques FROISSANT
Directeur de la publication
Bordelais, œnologue, tout allait bien… jusqu’à ce que je dérape dans l’entrepreneuriat RH pour les startups. 😉 Auteur et chroniqueur (L’Express, FrenchWeb, France 3 NOA...), je suis aujourd’hui cofondateur et rédacteur en chef d’AQUI.Media
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